jeudi 19 janvier 2012

L'anecdote sur la route du désert ...


Bienvenue à Coober Pedy!
Avant de quitter la France, nous avions regardé « j’irai dormir chez vous » en Australie. Pour ceux qui ne connaissent pas, le principe est qu’il (on ne se souvient pas de son nom) va dans différents pays à la rencontre des locaux afin de pouvoir dormir chez eux. Il « teste » en quelque sorte si le pays est accueillant et les gens chaleureux.

Ça ne nous avait pas vraiment motivés puisqu’il est allé dans le quartier des affaires à Sydney (pas le meilleur endroit pour aborder les gens), dans un village Aborigène (où l’on doit avoir une autorisation pour entrer, qu’il n’avait pas bien sur) et à Coober Pedy, une ville en plein milieu du désert… Les habitants vivent sous terre, dans des maisons troglodytes car en été, il fait jusqu’ ‘à 50 degrés. La ville est peuplée essentiellement de chercheurs d’or et d’opales, assez rustres, puisque dans la vidéo, l’un d’entre eux racontait que les règlements de compte étaient fréquents et qu’ils n’y allaient pas par 4 chemins (le tout avec un fusil à la main)! Et enfin, il avait atterrit dans une de ces maisons troglodytes où vivait un groupe d’ados, seuls, légèrement à la dérive, qui lui racontaient qu’il y avait de nombreux affrontements entre les blancs et les Aborigènes… Sympa la ville ! non ?



Le vaisseau de Pitch Black!




Nous nous étions dit « Surtout ne pas aller à Coober Pedy » !!!!
Et puis le temps à passer et bien sur nous avons oublié le nom de cette charmante bourgade.
Nous arrivons donc à Coober Pedy en ayant complètement oublié cette histoire. Cependant, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que ca nous revienne : un vrai décor de cinéma (d’ailleurs pas mal de films ont été tournés là bas comme Mad Max, Pitch Black), nous avons visité des églises troglodytes et vu les fameuses maisons. Nous sommes allés au point de vue de la ville et juste à côté nous avons aperçu une maison entourée de sculptures étranges en pierre mélangées à de l’électronique usagé… ca nous rappelait vaguement quelque chose… Et au moment de partir, un asiatique surgit de la maison et nous fait signe d’entrer… Et là ! Tout nous est revenu d’un coup ! Mais oui, le chinois, ovni de la ville, qu’on avait vu dans la vidéo ! On est où déjà ? A Coober Pedy !!! AAAAAAAAh ! On lui a fait un signe d’adieu et on n’a pas trainé ! 

Cette escapade en valait tout de même la peine, on ne regrette pas d’y avoir mis les pieds :)

Le lien de la vidéo: http://video.google.com/videoplay?docid=-3793474932829106148

Une maison troglodyte

Le désert - Kings Canyon et Uluru

Après avoir découvert les MacDonnell Ranges qui s’étendent de l’est à l’ouest d’Alice Springs, nous nous sommes dirigés vers… le Kings Canyon ! A nous les décors de Western ! Pour nous y rendre nous avons pris un raccourci qui nous faisait traverser un territoire aborigène (il nous a fallu un permis). On n’était pas vraiment serein sur cette piste très peu fréquentée où quelques carcasses de voitures défilaient sous nos yeux. Ce n’était pas le moment de tomber en panne avec le soleil qui se couchait ! C’est alors que nous apercevons un troupeau de chevaux sauvages ! Ils étaient là, seuls avec nous qui les contemplions. Un moment magique avant qu’ils repartent aux loin dans un nuage de poussière. 

Le lendemain nous avons donc pris notre gourde et nos chapeaux pour escalader le Kings Canyon. Du haut des rochers, une vue splendide s’offrait à nous. Nous avons fait le plein de photos avant de continuer la balade. A mi-chemin du circuit nous nous sommes rafraichit dans les eaux du  Jardin d’Eden, un coin de verdure dans les creux de la roche, que la nature est bien faite !

Nous avons ensuite repris la route direction l’Uluru. C’est le rocher sacré des Anangu, peuple aborigène de l’Australie Centrale. Des cérémonies ont encore lieu autour de l’Uluru et les Aborigènes en sont les propriétaires ancestraux. La grande question que chaque visiteur se pose en arrivant, est celle de savoir s’il va effectuer l’ascension du gros rocher ou pas. Il existe un sentier balisé mais qui est très controversé. D’une part, il est dangereux (il y est écrit « trop de gens sont morts ici » - 32 depuis 30 ans) et d’autre part, les Anangu demandent aux visiteurs de ne pas escalader. Il y a un panneau sur lequel il est écrit « We don’t climb », pour nous inciter à ne pas le faire non plus. Selon leurs croyances, aucun pied humain ne doit fouler le rocher. Inutile de vous dire que pour toutes ces raisons, nous n’avons pas grimpé ! Pourtant, il y a encore beaucoup de touristes qui le font…

Nous nous sommes « contentés » d’une balade (de 4h quand même !) faisant le tour de l’Uluru.
Il est immense et ne ressemble pas aux autres formations rocheuses des alentours.Il est couleur « terre » et devient rouge au coucher et au levé du soleil. Malheureusement, malgré la chaleur, le ciel était couvert, nous n’avons donc pas pu le voir changer de couleur …



Une autre petite anecdote à propos de l’Uluru : on ne peut pas prendre de cailloux ni  de sable.Il y a, à l’entrée du site, un cahier appelé « les cailloux du regret » dans lequel il y a des lettres de personnes du monde entier qui regrettent leur geste, rendent ce qu’ils ont pris, et racontent les malheurs qui les ont frappés depuis ! Ca fait froid dans le dos ! Si l’on ne croit toujours pas à la dimension sacrée du rocher, l’amende encourue de 5 000 dollars pour avoir « volé » un caillou ou du sable, convainc rapidement !

Il y a également une autre formation rocheuse pas très loin, appartenant toujours aux Anangu et également sacrée, le Kata Tjuta. La couleur est la même, mais c’est un groupe de rochers arrondis, qui dépasse quand même de 200 m l’Uluru - qui mesure 357 m et on estime que la partie visible ne représente qu’un tiers du rocher - et donc tout aussi impressionnant !




mercredi 18 janvier 2012

On a retrouvé Momo !


Nous avons dit « adieu » à Alex et Petrena et « au revoir » au petit lit douillet, la douche, la piscine, les boissons fraiches, les bons petits plats et les films du soir … vous l’avez compris, on a repris la route ! Nous reprenons nos bonnes vieilles habitudes de baroudeurs, et on s’en sort plutôt bien !

On gardera un très bon souvenir de notre halte à Katherine, Alex et Petrena ont été géniaux, on a eu beaucoup de chance de tomber sur eux ! On a quand même un petit pincement au cœur… Et une pensée pour Binji et Quobba qui nous ont bien fait rire (« elle est où la baballe ? » «  va chercher la baballe ! »), qui n’arrêtaient pas de pleurer quand on jouait à la pétanque devant eux (« non ça c’est pas une baballe !!! »). 

Et donc nous avons retrouvé Momo, notre van, enfin baptisé, qui roule à merveille ! Il nous a fait une seule frayeur pour l’instant : quand nous nous étions installés sur une aire pour la nuit - qui était en fait un point de vue magnifique sur les montagnes - nous étions seuls au monde ! Sauf que Momo a décidé de faire des siennes le lendemain matin, il ne démarrait plus et nous… on était toujours seul au monde ! Mais tout est rentré dans l’ordre, juste besoin d’un peu d’huile, et nous voilà repartis …