jeudi 19 janvier 2012

Le désert - Kings Canyon et Uluru

Après avoir découvert les MacDonnell Ranges qui s’étendent de l’est à l’ouest d’Alice Springs, nous nous sommes dirigés vers… le Kings Canyon ! A nous les décors de Western ! Pour nous y rendre nous avons pris un raccourci qui nous faisait traverser un territoire aborigène (il nous a fallu un permis). On n’était pas vraiment serein sur cette piste très peu fréquentée où quelques carcasses de voitures défilaient sous nos yeux. Ce n’était pas le moment de tomber en panne avec le soleil qui se couchait ! C’est alors que nous apercevons un troupeau de chevaux sauvages ! Ils étaient là, seuls avec nous qui les contemplions. Un moment magique avant qu’ils repartent aux loin dans un nuage de poussière. 

Le lendemain nous avons donc pris notre gourde et nos chapeaux pour escalader le Kings Canyon. Du haut des rochers, une vue splendide s’offrait à nous. Nous avons fait le plein de photos avant de continuer la balade. A mi-chemin du circuit nous nous sommes rafraichit dans les eaux du  Jardin d’Eden, un coin de verdure dans les creux de la roche, que la nature est bien faite !

Nous avons ensuite repris la route direction l’Uluru. C’est le rocher sacré des Anangu, peuple aborigène de l’Australie Centrale. Des cérémonies ont encore lieu autour de l’Uluru et les Aborigènes en sont les propriétaires ancestraux. La grande question que chaque visiteur se pose en arrivant, est celle de savoir s’il va effectuer l’ascension du gros rocher ou pas. Il existe un sentier balisé mais qui est très controversé. D’une part, il est dangereux (il y est écrit « trop de gens sont morts ici » - 32 depuis 30 ans) et d’autre part, les Anangu demandent aux visiteurs de ne pas escalader. Il y a un panneau sur lequel il est écrit « We don’t climb », pour nous inciter à ne pas le faire non plus. Selon leurs croyances, aucun pied humain ne doit fouler le rocher. Inutile de vous dire que pour toutes ces raisons, nous n’avons pas grimpé ! Pourtant, il y a encore beaucoup de touristes qui le font…

Nous nous sommes « contentés » d’une balade (de 4h quand même !) faisant le tour de l’Uluru.
Il est immense et ne ressemble pas aux autres formations rocheuses des alentours.Il est couleur « terre » et devient rouge au coucher et au levé du soleil. Malheureusement, malgré la chaleur, le ciel était couvert, nous n’avons donc pas pu le voir changer de couleur …



Une autre petite anecdote à propos de l’Uluru : on ne peut pas prendre de cailloux ni  de sable.Il y a, à l’entrée du site, un cahier appelé « les cailloux du regret » dans lequel il y a des lettres de personnes du monde entier qui regrettent leur geste, rendent ce qu’ils ont pris, et racontent les malheurs qui les ont frappés depuis ! Ca fait froid dans le dos ! Si l’on ne croit toujours pas à la dimension sacrée du rocher, l’amende encourue de 5 000 dollars pour avoir « volé » un caillou ou du sable, convainc rapidement !

Il y a également une autre formation rocheuse pas très loin, appartenant toujours aux Anangu et également sacrée, le Kata Tjuta. La couleur est la même, mais c’est un groupe de rochers arrondis, qui dépasse quand même de 200 m l’Uluru - qui mesure 357 m et on estime que la partie visible ne représente qu’un tiers du rocher - et donc tout aussi impressionnant !




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